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La grande mode - Un studio de l'an 2000  - Le piercing explose -
Du sérieux s.v.p. - Quel bijou choisir ?

J't'ai dans la peau!

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Piercing ou tatouage? Pourquoi pas les deux? ldd


Corps tatoué, corps percé, corps provocation, corps érotisé, corps sacralisé... Pas de doute, nous nous trouvons à l'heure du culte du corps! D'ailleurs, jamais autant de Valaisannes et de Valaisans auront confié leur épiderme aux mains des spécialistes du tatouage et/ou du piercing. Les pratiques du piercing et du tatouage séduisent désormais toutes les couches sociales. Une véritable explosion, si l'on en croit deux praticiens agaunois auprès desquels notre rédaction chablaisienne a enquêté. Avant d'interroger une jeune adepte qui porte sans ostentation onze piercings, cinq tatouages, et bientôt un sixième. Show devant et dans le dos!

 

La grande mode
du piercing et tatouage

Dragons, oiseaux, boucles et boules fleurissent sur les corps des Valaisannes et Valaisans.
Sandra Previti: «Je porte des oeuvres d'art sur mon corps et j'en suis fière.» déclic monthey

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Surannée l'image du motard au corps bardé d'encres omniprésentes.
Aujourd'hui, le tatouage est entré dans les m¦urs chez nous aussi. A (presque) tous les âges, des Valaisans s'offrent un tatoo pour le plaisir, sans revendication spéciale.
Et dans la foulée, les tatoueurs se sont découvert un nouveau marché plus que
prometteur: le piercing.
Des centaines de personnes sont déjà ainsi percées en Valais.
Là aussi, pas possible de dresser le portait type de
la femme ou de l'homme se faisant percer qui un nombril, qui un mamelon sur la poitrine. Une chose est sûre: actuellement, face à un vide juridique étonnant au vu des risques latents,
n'importe qui peut, du jour au lendemain, pratiquer le tatouage et le piercing.
Aussi faut-il choisir avec attention son "artiste"!


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Dépassée, l'image du tatoué revendiquant un statut social à part.

 

Un studio de l'an 2000  :  Visite chez les frères Grand: Jean-Pascal tatoue et Steve perce.

On voit venir chez nous des gens de tous les âges et de tous les milieux. S'en est fini du tatouage réservé
au motard ou la chasse gardée des
punks sur le piercing", confirment
Steve et Jean-Pascal Grand,
dans leur studio de tatouage et
piercing de Saint-Maurice.
Reste à choisir le bon praticien et connaître les dangers pour la santé de ces pratiques qui touchent au corps humain jusqu'au sang.
A Saint-Maurice, les frères Grand l'ont bien compris et viennent d'ouvrir un nouveau studio ultra-moderne. Dont un local de piercing si aseptisé, qu'on pourrait se croire dans une salle d'opération.

 

Le piercing explose
Aujourd'hui, si le tatouage est toujours très demandé par les deux sexes, selon le tatoueur Jean-Pascal, le piercing a subi une véritable explosion.

Par contre, le branding ou
la scarification n'a pas encore pris pied en Valais
(voir notre lexique).
Les piercings les plus fréquents sont les nombrils, puis les narines. Suivent les cartilages des oreilles, beaucoup les seins, l'arcade sourcilière, mais aussi sous la lèvre inférieure de la bouche.
Sans oublier les parties intimes. Si la clientèle du tatoueur se partage équitablement entre hommes et femmes, le plus grand pourcentage des piercings concernent des femmes.
Points communs des deux disciplines: tous les âges et toutes les classes sociales sont représentés. "J'ai percé des gens âgés
de 16 ans, avec l'accord parental, jusqu'à des personnes d'un âge avancé", témoigne Steve.
"Nous perçons même des gens de la haute société", assène-t-il pour mieux prouver que le piercing a désormais conquis un terrain très vaste parmi le tissu social valaisan.
Ce d'autant plus que ces

boucles et autres bijoux ont l'avantage d'être très discrets selon l'endroit où ils sont posés."

 

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Du sérieux s.v.p. Après une demi-douzaine d'années d'activité, Jean-Pascal et son frère ont décidé de passer la vitesse supérieure en investissant toutes leurs économies dans un studio professionnel (Akira) et d'y travailler à 100%.

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"C'est un choix, une philosophie.
Je ne critique personne, mais le tatouage et le piercing sont des actes où le savoir-faire et l'hygiène sont très importants. Sans précautions draconiennes, on tatouage et peut
mal stériliser le matériel et
provoquer un problème sanitaire."
Autre souci de Steve:
on a lu dans la presse romande que
les médecins sont souvent mal pris face à une urgence, enlever un bijou. "Il existe des outils spécifiques et parfois car ils ne savent pas toujours comment il suffit de dévisser un pas de vis. Encore faut-il le savoir..."

 

Quel bijou choisir?  "Certains membres du corps médical de la région chablaisienne se permettent de percer des gens sans connaître cette discipline qui est un art, relève encore Steve Grand. Un bijou mal placé, c'est affreux.
La matière et la taille du bijou sont aussi importants.
J'ai été formé par Bruno, un professionnel français, véritable maître en la matière. Dans notre studio, on évite d'utiliser l'or au moment du perçage. On peut en poser après cicatrisation. Par contre, nous avons totalement banni l'argent, trop dangereux", prévient-il encore.
"Nous avons choisi de doter notre atelier de toutes les techniques d'hygiène possibles pour donner au client toutes les garanties." Par exemple, le piercing s'effectue dans une salle spécialement aménagée et ventilée, des murs sans angles aux peintures antibactériennes  et un lavabo en inox avec allumage à infrarouge.  Après chaque piercing   
(et tatouage), les aiguilles
sont jetées.
Et la douleur? Le tatouage suscite une douleur moins intense que le piercing,
mais elle dure plus
longtemps  bien entendu. "Pour le piercing,  je travaille à l'aiguille et
jamais au pistolet", précise
Steve. Les clients tombent-ils souvent dans les pommes? "Cela peut arriver avant ou après l'acte de percer. Mais c'est rare. Car je fais tout pour préparer
psychologiquement mes clients."

GILLES BERREAU